ÉQUIPEMENT
ÉCO GESTION
Auteur(s) : TEXTE ET PHOTOS DE SERGE TROUILLET
S’appuyant sur une activité de référé local importante, soit 40 % de son chiffre d’affaires, la clinique canine briviste Apyvet s’applique à maintenir ses positions dans un environnement de concurrence active.
La clinique vétérinaire Apyvet, à Brive-La-Gaillarde, et le cabinet Bernou, à Saint-Pantaléon-de-Larche, en Corrèze, à un quart d’heure l’une de l’autre, sont gérés par quatre associés à Brive, Christian Meunier, le propriétaire des murs, ainsi que Maïwenn Le Bronec et Priscilla Dederen, les deux dernières arrivées ; à “Saint-Pan”, Éric Bernard, propriétaire des murs et vice-président du conseil régional de l’Ordre des vétérinaires de Nouvelle-Aquitaine. Tous cultivent l’humilité ambitieuse ou l’ambition humble, un oxymore qui traduit la situation d’entre-deux dans laquelle évolue cette structure canine : davantage généraliste, mais pas tout à fait spécialiste. Le résultat d’une situation géographique qui ne permet pas l’établissement des structures les plus en pointe, mais qui offre un cadre de vie propre à l’épanouissement professionnel de qui sait l’apprécier.
Avec un ensemble de compétences complémentaires (ophtalmologie, orthopédie, médecine interne, échographie, acupuncture), l’association offre un service de référé local apprécié des confrères. « Nous sommes présents pour répondre à la grande majorité des besoins des gens qui vivent alentour. Beaucoup ne peuvent se déplacer trop loin. Et lorsque nous atteignons nos limites, moins d’un cas par semaine, nous référons à notre tour sans hésitation à Bordeaux, à deux heures de route. Cette démarche est bien comprise de notre clientèle, qui nous gratifie de sa confiance », se félicite Maïwenn Le Bronec.
Le plateau technique est adapté à cette ambition raisonnée, et ne procède nullement d’un investissement démesuré. C’est ainsi que sont externalisées, quand c’est nécessaire, la réalisation et la lecture de scanners. Une organisation de travail basée sur la coopération et dans la bonne humeur. C’est une chance, que mesurent Maïwenn Le Bronec et Priscilla Dederen, d’avoir développé une réelle complicité de travail entre médecine interne, pour la première, et chirurgie, pour la seconde.
Il s’agit là de l’essentiel des référés d’Apyvet. « Je n’ai jamais travaillé de manière aussi fusionnelle professionnellement », lâche la première ; « Tout ce qu’elle déteste, j’adore, et réciproquement. Aussi, aucune n’a un œil critique sur le travail de l’autre. Nous sommes hypercomplémentaires », surenchérit la seconde. Leur aîné, Christian Meunier, a choisi de travailler seulement deux jours et demi par semaine, les deux jeunes mamans sont les plus présentes à la clinique aux pratiques professionnelles de laquelle elles impriment ainsi davantage leur volontarisme. Elles les ont rajeunies, rendues plus protocolaires, en s’appuyant sur les formations, sur les normes gold standard.
Dans leur démarche coopérative, elles s’appuient aussi sur la complicité avec Emmanuelle Joubert, vétérinaire salariée qui a intégré la structure début 2017 en vue d’association : « Nous y tenons. Elle insuffle beaucoup de bonne humeur dans la structure. Son arrivée a été un vrai bonheur car elle nous a permis d’alléger notre charge de travail. » Complicité également avec les auxiliaires spécialisées vétérinaires (ASV), même si elle n’abolit en rien la hiérarchie. Elles ont contribué à mettre en place un tour de garde commun sur Brive, ce qui leur permet de n’assurer qu’une garde sur 13.
Reste le projet d’agrandissement à l’arrière du bâtiment, pour se doter d’une troisième salle de consultation et d’un chenil de réveil ; ou, mieux encore, celui d’un déménagement dans une nouvelle structure à Brive, plus grande et plus fonctionnelle, dans l’objectif de ménager leur avenir professionnel. Le projet, pas encore abouti fin 2017, réclame l’unanimité des associés, qui fait encore aujourd’hui défaut.
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CHIFFRE D’AFFAIRES
CARACTÉRISTIQUES
POINTS FORTS
POINTS FAIBLES